De nombreux pays pauvres ont actuellement un PIB plus bas par habitant qu’avant la crise du Covid-19 ou qui progresse moins vite que celui des pays riches, selon un rapport de la Banque mondiale. Il est possible de changer cette situation pour assurer la prospérité à long terme de la planète.
Malgré leur potentiel en matières premières et une population active jeune, plus de la moitié des 75 pays les plus pauvres ont vu leur PIB par habitant progresser moins vite que celui des pays riches sur la période 2023-2024. Un tiers de ces pays ont même un PIB par habitant actuellement inférieur à celui d’avant la pandémie. Cette inégalité renforce l’urgence d’aider ces nations pour assurer le bien-être global. Certains États connaissent une situation critique avec un taux d’extrême pauvreté huit fois supérieur à la moyenne mondiale.
La Banque mondiale souligne l’importance cruciale d’améliorer les conditions économiques dans ces pays pour garantir un avenir prospère pour l’ensemble de notre planète.
Plus de soutien financier et collaboration
La Banque mondiale propose des solutions pour aider les pays en difficulté économique, s’inspirant des succès de la Chine, de l’Inde et de la Corée du Sud. Ces pays ont réussi à éliminer l’extrême pauvreté et à améliorer les conditions de vie grâce à une assistance financière internationale. La Banque mondiale recommande un renforcement des institutions financières internationales, une coopération sur les enjeux mondiaux tels que le réchauffement climatique et un soutien financier accru pour ces nations.
Un thème central des discussions
Les réunions annuelles du FMI et de la BM aborderont principalement l’aide aux pays en développement. Les discussions se concentreront sur l’amélioration de l’accès à l’air et à l’eau propres, ainsi qu’à l’énergie. La Banque mondiale envisage d’étendre son champ d’action pour répondre à ces besoins et contribuer à éliminer la pauvreté dans des conditions durables. Des financements seront également discutés pour aider les pays en développement à faire face aux défis liés au changement climatique. Par ailleurs, la question de la dette des pays émergents ou en développement sera un sujet central, alors que les négociations entre créditeurs et pays endettés rencontrent des obstacles qui entravent la mise en place de plans d’aide financière.
La crise sanitaire et l’inflation ont aggravé la situation de 165 millions de personnes vivant dans la pauvreté selon l’ONU.
Le paradoxe des organisations mondiales
Un rapport récent de l’ONG Oxfam souligne que les inégalités de revenus ont augmenté dans 64 des 106 pays soutenus par le FMI et la BM. Ces disparités sont particulièrement élevées dans une quarantaine d’entre eux, tels que le Ghana, le Honduras ou le Mozambique. Oxfam critique l’hypocrisie des politiques soutenues par le FMI et la BM, affirmant que ces dernières agissent contre la réduction des inégalités malgré leurs discours promouvant cette cause. L’ONG met en garde contre l’impact négatif des coupes budgétaires sur la santé, l’éducation et les transports pour les populations ordinaires. De plus, elle souligne que l’augmentation de la dette publique limite la capacité des pays à financer adéquatement les services sociaux nécessaires pour atténuer les inégalités. Toutefois, Oxfam reconnaît comme un point positif l’accord historique signé par la Banque mondiale pour réduire les inégalités. Pourtant, elle insiste sur le fait que cet engagement doit se concrétiser dans ses prêts aux pays les plus pauvres pour être véritablement efficace.
Journaliste spécialisé en économie et emploi, je décrypte depuis plus de quinze ans les évolutions du marché du travail et les politiques économiques. Mon parcours m’a conduit à collaborer avec des publications de renom, où j’ai analysé les défis liés à l’emploi, aux réformes législatives et aux transformations des métiers.